FODMAP ou gluten : quelle différence et lequel pose problème ?

Mis à jour en octobre 2026
Le blé, le seigle et l’orge contiennent deux substances souvent confondues : le gluten, une protéine, et les fructanes, qui font partie des FODMAP. En cas de syndrome de l’intestin irritable (SII), ce sont le plus souvent les fructanes qui provoquent les symptômes. En cas de maladie cœliaque, c’est le gluten. Vous verrez ici en quoi les FODMAP et le gluten diffèrent, ce que montrent les études sur la sensibilité au gluten et comment procéder si le pain et les pâtes vous posent problème.
L’essentiel en bref
- Les FODMAP sont des glucides, le gluten est une protéine. Le blé, le seigle et l’orge contiennent les deux. Les fructanes de ces céréales font partie des FODMAP.
- En cas de SII, ce sont le plus souvent les fructanes qui déclenchent les symptômes, et non le gluten. Plusieurs études en aveugle le montrent.
- En cas de maladie cœliaque, même un peu de gluten abîme l’intestin grêle. Une alimentation strictement sans gluten est nécessaire à vie, et le régime FODMAP ne la remplace pas.
- Le régime FODMAP n’est pas sans gluten, et les produits sans gluten ne sont pas automatiquement pauvres en FODMAP. Tout dépend des ingrédients et de la quantité.
- La maladie cœliaque se diagnostique par une prise de sang et, le plus souvent, une biopsie de l’intestin grêle. Le test n’est fiable que si vous mangez régulièrement du gluten.
FODMAP et gluten : la différence
Les FODMAP sont des glucides à chaîne courte que l’intestin grêle absorbe mal. Dans le côlon, les bactéries les font fermenter. Parmi eux figurent les fructanes, des chaînes de fructose. On les trouve dans le blé, le seigle et l’orge, mais aussi dans l’oignon et l’ail. Nous présentons les six groupes de FODMAP dans l’article Que sont les FODMAP ?
Le gluten, lui, est une protéine, plus précisément un mélange de protéines de réserve présentes dans les grains de céréales. Il rend la pâte élastique et le pain aéré. On le trouve dans toutes les espèces de blé, donc aussi dans l’épeautre, l’amidonnier, l’engrain et le kamut, ainsi que dans le seigle, l’orge et le triticale. L’avoine est un cas particulier : la plupart des personnes atteintes de maladie cœliaque tolèrent sa protéine, mais l’avoine du commerce est souvent contaminée par du blé, du seigle ou de l’orge.
| FODMAP | Gluten | |
|---|---|---|
| Nature | glucides et sucres-alcools | protéine des céréales |
| Présent dans | blé, seigle, orge, oignon, ail, haricots, lentilles, lait, certains fruits | blé et épeautre, seigle et orge |
| Qui réagit | beaucoup de personnes atteintes du SII | personnes atteintes de maladie cœliaque ou d’allergie au blé (dans ce cas, aussi à d’autres protéines) |
| Dans le corps | Dans l’intestin, ils attirent l’eau et fermentent. Un intestin sensible réagit par des ballonnements, des douleurs ou de la diarrhée. | En cas de maladie cœliaque, le système immunitaire attaque l’intestin grêle. |
| Lésions de l’intestin | aucune, les symptômes sont pénibles, mais sans danger | oui en cas de maladie cœliaque non traitée, avec un risque de carence en fer ou d’ostéoporose |
| Petites quantités | en général bien tolérées | nocives en cas de maladie cœliaque |
| Régime | 2 à 6 semaines pauvre en FODMAP, puis tests et assouplissement | en cas de maladie cœliaque, strictement sans gluten à vie |
| Test | pas de test de laboratoire : l’éviction puis des tests ciblés montrent ce que vous tolérez | prise de sang pour rechercher des anticorps, le plus souvent avec une biopsie de l’intestin grêle |
Le régime FODMAP est conçu pour les personnes atteintes du SII. En cas de maladie cœliaque ou d’allergie au blé, d’autres règles s’appliquent.
Bon à savoir : l’épeautre est une espèce de blé et contient du gluten. Il ne convient donc pas en cas de maladie cœliaque ou d’allergie au blé, même sous forme de pain au levain. En cas de SII, le pain au levain d’épeautre est en revanche souvent bien toléré, car il contient peu de fructanes.
Maladie cœliaque, allergie au blé et sensibilité au blé
Si le pain ou les pâtes provoquent des symptômes, trois causes sont possibles en dehors du SII. Leurs conséquences sur l’alimentation sont très différentes : il vaut donc la peine de bien les distinguer.
Chez les personnes génétiquement prédisposées, le gluten déclenche une réaction immunitaire qui abîme la muqueuse de l’intestin grêle. Les nutriments sont alors moins bien absorbés. Diarrhée, ballonnements, douleurs abdominales, fatigue, carence en fer ou perte de poids sont possibles, mais certaines personnes ne remarquent presque rien. En Suisse, environ 1 % de la population est touchée, et beaucoup de ces personnes ne sont pas diagnostiquées. Traitement : alimentation strictement sans gluten, à vie.
Le système immunitaire réagit de façon allergique à des protéines du blé, dont le gluten. Les symptômes apparaissent généralement entre quelques minutes et une heure après le repas, souvent sous forme de démangeaisons, d’urticaire ou de gonflements, plus rarement de choc allergique. Ce sont surtout des enfants qui sont concernés, et beaucoup voient leur allergie disparaître avec le temps. Traitement : éviter le blé et les espèces apparentées comme l’épeautre.
On parle de sensibilité au gluten (ou au blé) non cœliaque quand des symptômes apparaissent après la consommation de blé alors que la maladie cœliaque et l’allergie ont été exclues. Il n’existe pas de test, et on ne trouve ni lésions de l’intestin ni anticorps typiques. Ce qui déclenche les symptômes reste débattu. Chez beaucoup de personnes concernées, ce n’est apparemment pas le gluten, comme le montrent les études ci-dessous.
Une maladie cœliaque peut ressembler à un SII. Selon la Société britannique de gastro-entérologie (BSG), une prise de sang positive pour la maladie cœliaque est presque trois fois plus fréquente chez les personnes qui ont des symptômes de SII que chez celles qui n’en ont pas. Les recommandations prévoient donc un dépistage de la maladie cœliaque en cas de symptômes de SII.
Les fructanes plutôt que le gluten : ce que montrent les études
Beaucoup de gens se sentent mieux sans blé et en concluent qu’ils ne tolèrent pas le gluten. Or en supprimant le blé, on mange aussi moins de fructanes. Des chercheurs ont vérifié dans des études en aveugle laquelle des deux substances déclenche les symptômes. Les participants ne savaient pas s’ils recevaient du gluten, des fructanes ou un placebo.
37 personnes atteintes du SII, qui se pensaient sensibles au gluten, ont d’abord suivi une alimentation pauvre en FODMAP pendant deux semaines. Leurs symptômes ont alors nettement diminué. Elles ont ensuite reçu, chaque fois pendant une semaine, beaucoup de gluten, peu de gluten ou un placebo. Les symptômes ont augmenté de façon comparable avec le gluten et avec le placebo. Seules 3 des 37 personnes ont clairement réagi au gluten.
59 personnes qui mangeaient sans gluten en raison d’une sensibilité supposée au gluten ont consommé, chaque fois pendant une semaine, des barres de céréales contenant 5,7 g de gluten, 2,1 g de fructanes ou aucun des deux. Les barres aux fructanes ont provoqué plus de symptômes et de ballonnements que celles au gluten. Le gluten n’a pas eu plus d’effet que le placebo.
103 personnes atteintes du SII ont suivi une alimentation pauvre en FODMAP et sans gluten. Elles ont reçu en plus, chaque fois pendant une semaine, beaucoup de FODMAP, beaucoup de gluten ou un placebo. Les FODMAP ont modérément accentué les symptômes typiques, le gluten n’a eu aucun effet.
84 personnes qui se pensaient sensibles au gluten ont mangé du pain avec ou sans gluten. On a dit à une partie d’entre elles que le pain contenait du gluten. Les symptômes les plus marqués concernaient celles qui avaient mangé du gluten et s’y attendaient. Les chercheurs y voient un effet nocebo, mais un effet propre du gluten n’a pas pu être exclu.
En 2025, un article de synthèse paru dans la revue The Lancet a dressé ce bilan : environ 10 % des adultes dans le monde disent ne pas tolérer le gluten ou le blé. Lors de tests contrôlés, seuls 16 à 30 % d’entre eux réagissent spécifiquement au gluten. Dans de nombreux cas, les glucides fermentescibles comme les fructanes et les effets d’attente contribuent largement aux symptômes. D’autres composants du blé sont aussi évoqués, par exemple les inhibiteurs de l’amylase et de la trypsine (ATI). Aucun déclencheur n’a été clairement démontré à ce jour.
Ce que cela signifie pour vous : si vous avez un SII et que le pain vous pose problème, les fructanes en sont souvent la cause. La BSG ne recommande pas d’alimentation sans gluten en cas de SII. Le régime FODMAP est plus ciblé : pendant la réintroduction, vous voyez quelle quantité de blé vous tolérez.
Pourquoi le régime FODMAP n’est pas sans gluten
Le régime FODMAP porte sur les glucides. Pendant la première phase, vous limitez le blé, le seigle et l’orge à cause de leurs fructanes, et non à cause du gluten. Vous n’avez pas besoin pour autant de manger sans gluten, et de petites quantités de blé sont permises. Selon l’Université Monash, ces aliments contenant du gluten trouvent leur place dans le régime FODMAP en quantités habituelles :
L’épeautre contient moins de fructanes que le blé moderne. Dans un levain traditionnel qui repose longtemps, les levures et les bactéries lactiques dégradent encore une partie des fructanes.
En portion habituelle, l’avoine est pauvre en FODMAP. La quantité exacte dépend de la forme : flocons, flocons à cuisson rapide ou grains entiers. Les quantités figurent dans l’application Monash FODMAP.
La sauce soja est souvent brassée avec du blé et contient alors du gluten. Elle reste malgré tout pauvre en FODMAP.
Présents dans les produits tout prêts, ces ingrédients contiennent du gluten, mais presque pas de fructanes. De petites quantités de biscuits, de crackers ou de gâteaux au blé sont elles aussi souvent bien tolérées.
Selon Monash, le pain au levain traditionnel de blé est lui aussi pauvre en FODMAP pour une portion de 2 tranches. Le pain au levain de seigle reste en revanche riche en FODMAP. La mention « au levain » ne garantit pas une fermentation assez longue : certains pains contiennent en plus de la levure et sont fabriqués avec une fermentation courte. Demandez à la boulangerie quelle farine est utilisée et si la pâte repose longtemps, par exemple toute une nuit.
Ce qui est permis dans le régime FODMAP peut être nocif en cas de maladie cœliaque. Le pain au levain d’épeautre, l’avoine sans mention « sans gluten », la sauce soja au blé et le malt d’orge sont alors exclus. Le régime FODMAP ne remplace donc pas une alimentation sans gluten.
Pourquoi sans gluten ne veut pas dire pauvre en FODMAP
Beaucoup de produits sans gluten sont faits de farine de riz ou de maïs ou de fécule de pomme de terre. Ces ingrédients sont pauvres en FODMAP, c’est pourquoi le pain et les pâtes sans gluten conviennent souvent bien au régime FODMAP. Pour le goût ou pour apporter plus de fibres, les fabricants ajoutent toutefois parfois des ingrédients riches en FODMAP. Un coup d’œil à la liste des ingrédients vaut donc la peine.
À surveiller
- Inuline, fibre de racine de chicorée ou fructo-oligosaccharides (FOS) : des fructanes, même de petites quantités comptent
- Miel, sirop d’agave, sirop de fructose ou concentré de jus de fruits : trop de fructose
- Farine de soja, de lupin ou de pois chiche : des GOS et des fructanes, par exemple dans les pâtes sans gluten
- Oignon ou ail en poudre : dans le pain, les sauces et le bouillon
Naturellement sans gluten et pauvres en FODMAP
- Riz, maïs et polenta
- Pommes de terre
- Quinoa et millet
- Farine de riz, de maïs, de sarrasin ou de quinoa
- Pâtes de riz, de maïs ou de quinoa
En cas de maladie cœliaque, la transformation compte aussi. Même les farines et les flocons naturellement sans gluten peuvent être contaminés par du gluten lors de la récolte et de la transformation. Les produits qui conviennent portent la mention « sans gluten ». En Suisse et dans l’UE, ces produits peuvent contenir au maximum 20 mg de gluten par kilogramme. Beaucoup portent en plus le symbole de l’épi barré.
Astuce : notre liste FODMAP indique quelles céréales, quels pains et quelles farines sont pauvres en FODMAP. Vous trouverez les tailles de portion exactes et les produits certifiés dans l’application Monash FODMAP.
Comment procéder : SII ou suspicion de maladie cœliaque
Seul un test permet de savoir si une maladie cœliaque est à l’origine des symptômes. Si vous évitez déjà le gluten avant le test, le résultat risque d’être faussement négatif. Du sang dans les selles, une perte de poids involontaire, une carence en fer ou une diarrhée nocturne ne sont pas typiques du SII et peuvent avoir une autre cause.
En cas de suspicion de maladie cœliaque
Du gluten jusqu’au test. Selon les recommandations allemandes sur la maladie cœliaque (S2k-Leitlinie), au moins un à deux repas par jour devraient comporter du pain, des produits de boulangerie ou des pâtes jusqu’à l’examen. Un régime FODMAP ou une alimentation sans gluten avant le test peut fausser le résultat.
Prise de sang et biopsie. On dose dans le sang les anticorps anti-transglutaminase tissulaire (IgA anti-tTG) et les IgA totales. Si le résultat est anormal, une gastroscopie avec des biopsies de l’intestin grêle suit en général chez l’adulte.
Sans gluten après le diagnostic. Le traitement est une alimentation strictement sans gluten, à vie, car même de petites quantités de gluten abîment l’intestin.
Trouver du soutien. En Suisse alémanique, l’IG Zöliakie der Deutschen Schweiz et, en Allemagne, la Deutsche Zöliakie-Gesellschaft informent en allemand sur la vie avec la maladie cœliaque et sur l’alimentation sans gluten.
Vous mangez déjà sans gluten, mais sans avoir fait de test ? Il faut alors réintroduire du gluten avant le test. La BSG recommande pour cela 3 à 6 g de gluten par jour pendant au moins 6 semaines, les recommandations allemandes environ 10 g par jour, de préférence pendant 3 mois. Une tranche de pain de blé de 40 g contient environ 2,5 g de gluten. Si vous digérez mal le blé à cause des fructanes, la BSG cite le pain au levain d’épeautre comme source de gluten plus pauvre en FODMAP.
En cas de SII sans maladie cœliaque
Dépistage de la maladie cœliaque. Selon les recommandations, une prise de sang pour rechercher une maladie cœliaque fait partie du bilan d’un SII. Le déroulement du diagnostic est expliqué dans l’article Syndrome de l’intestin irritable : symptômes, causes et traitement.
Réduire le blé plutôt que le bannir. Pendant la première phase du régime FODMAP, vous remplacez les grandes portions de blé, de seigle et d’orge, par exemple par du pain au levain d’épeautre, des flocons d’avoine, du riz, des pommes de terre ou des produits sans gluten qui ne contiennent pas d’ingrédients riches en FODMAP. Les petites quantités de blé restent permises.
Tester les fructanes de façon ciblée. Pendant la réintroduction, vous vérifiez si vous tolérez le blé, et en quelle quantité, par exemple avec des pâtes de blé. Le déroulement et les quantités de départ figurent dans notre plan de test pour la réintroduction.
Ne pas manger sans gluten inutilement. Les céréales, surtout complètes, apportent des fibres, des vitamines et des minéraux. Renoncer durablement au gluten sans raison médicale, c’est se priver inutilement.
Des démangeaisons dans la bouche, de l’urticaire, des gonflements ou une gêne respiratoire peu après le repas évoquent plutôt une allergie. Des difficultés respiratoires ou un malaise après le repas constituent une urgence (numéro d’urgence 144 en Suisse, 112 dans l’UE).
Maladie cœliaque et SII à la fois
Certaines personnes atteintes de maladie cœliaque gardent des troubles digestifs malgré une alimentation strictement sans gluten. S’il ne s’agit pas de gluten caché, une alimentation pauvre en FODMAP en complément peut aider. Dans une étude norvégienne portant sur 70 personnes concernées, les symptômes ont diminué dès la première semaine, et l’effet s’est maintenu pendant les quatre semaines de l’étude.
Des enzymes pour le blé
Selon le fabricant, la préparation enzymatique FODZYME décompose les fructanes du blé, de l’orge et du seigle directement dans les aliments. Elle ne dégrade pas le gluten et n’est expressément pas destinée à rendre tolérables des aliments contenant du gluten en cas de maladie cœliaque. Les preuves proviennent jusqu’ici surtout d’études en laboratoire et d’études observationnelles. Pendant l’élimination et la réintroduction, mieux vaut vous en passer pour que les tests restent parlants. Pour en savoir plus, consultez les questions fréquentes sur FODZYME.
Questions fréquentes sur les FODMAP et le gluten
Le gluten est-il un FODMAP ?
Non. Le gluten est une protéine, les FODMAP sont des glucides. Comme le blé, le seigle et l’orge contiennent les deux, on confond souvent les termes. En cas de SII, ce sont généralement les fructanes de ces céréales qui causent les symptômes.
Le régime FODMAP est-il sans gluten ?
Non. Le blé, le seigle et l’orge ne sont limités qu’à cause de leurs fructanes. De petites quantités de blé, le pain au levain d’épeautre, les flocons d’avoine ou la sauce soja sont permis. En cas de maladie cœliaque, le régime FODMAP ne suffit donc pas.
Les produits sans gluten sont-ils pauvres en FODMAP ?
Souvent, mais pas toujours. Beaucoup sont faits de farine de riz ou de maïs ou de fécule de pomme de terre, qui sont pauvres en FODMAP. Certains contiennent toutefois de l’inuline, du miel, du concentré de jus de fruits ou de la farine de légumineuses. Vérifiez donc la liste des ingrédients, en vous aidant de notre liste FODMAP.
L’épeautre est-il mieux toléré que le blé en cas de SII ?
Souvent oui, surtout sous forme de pain au levain traditionnel. L’épeautre contient moins de fructanes que le blé moderne, et la longue fermentation de la pâte en dégrade encore une partie. La farine d’épeautre et les produits à l’épeautre sans fermentation longue contiennent en revanche nettement plus de fructanes, et l’application Monash indique quelles quantités passent. En cas de maladie cœliaque ou d’allergie au blé, l’épeautre ne convient sous aucune forme.
Une alimentation sans gluten aide-t-elle en cas de SII ?
La société savante britannique BSG ne la recommande pas en cas de SII. Les personnes qui se sentent mieux sans blé réagissent le plus souvent aux fructanes. Le régime FODMAP avec réintroduction est plus ciblé et moins restrictif. Si vous mangez sans gluten avant un dépistage de la maladie cœliaque, le résultat risque d’être faussement négatif.
Puis-je aussi manger pauvre en FODMAP si j’ai une maladie cœliaque ?
Oui, à condition que l’alimentation reste strictement sans gluten. Cela peut être utile si des troubles digestifs persistent malgré l’alimentation sans gluten et que d’autres causes, comme du gluten caché, ont été exclues.
Les produits sans gluten conviennent-ils en cas d’allergie au blé ?
Pas toujours. Les produits sans gluten peuvent contenir d’autres protéines du blé, par exemple sous forme d’amidon de blé sans gluten, ainsi que jusqu’à 20 mg de gluten par kilogramme. En cas d’allergie au blé, c’est donc la liste des ingrédients qui compte. En Suisse et dans l’UE, le blé doit y être mis en évidence.
Sources : Monash University, Gluten and IBS (2021) · Monash University, FODMAP FAQs · Monash University, Label reading and FODMAPs (2021) · Monash University, Sourdough processing and FODMAPs (2017) · Biesiekierski et al., No effects of gluten in patients with self-reported non-celiac gluten sensitivity (Gastroenterology 2013) · Skodje et al., Fructan, rather than gluten, induces symptoms in patients with self-reported non-celiac gluten sensitivity (Gastroenterology 2018) · Nordin et al., FODMAPs, but not gluten, elicit modest symptoms of IBS (Am J Clin Nutr 2022) · de Graaf et al., Expectancy versus actual gluten intake in non-coeliac gluten sensitivity (Lancet Gastroenterol Hepatol 2024) · Biesiekierski et al., Non-coeliac gluten sensitivity (Lancet 2025) · van Megen et al., A low FODMAP diet reduces symptoms in treated celiac patients with ongoing symptoms (Clin Gastroenterol Hepatol 2022) · DGVS, S2k-Leitlinie Zöliakie (2021) · Penny et al., BSG guidelines on the diagnosis and management of adult coeliac disease (Gut 2026) · Vasant et al., BSG guidelines on the management of IBS (Gut 2021) · Société Suisse de Nutrition, Merkblatt Ernährung und Zöliakie (2024) · Allergiezentrum Schweiz, Weizenallergie · Bundesinstitut für Risikobewertung, Gluten und glutenhaltige Getreide (2026) · Ordonnance du DFI concernant l’information sur les denrées alimentaires (OIDAl, en allemand LIV), art. 41 · Health New Zealand, Low FODMAP Diet Phase 1 (2025) · FODZYME, informations du fabricant sur les fructanes et le gluten

